Elections ivoiriennes : Genèse et fonctionnement de la CEI En Côte d’Ivoire, la première structure en charge des élections

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, en dehors du ministère de l’Intérieur a été créée par ordonnance numéro 2000-551 du 9 août 2000 sous l’appellation de Commission nationale électorale (CNE). Elle était l’œuvre de la junte militaire alors au pouvoir à la suite du coup d’Etat du 24 décembre 1999 qui avait renversé le président Henri Konan Bédié .

Ce dernier était arrivé à la magistrature suprême après le décès du premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny le 7 décembre 1993. Retirée au ministère de l’Intérieur, qui était accusé de partialité en faveur du pouvoir en place, l’organisation des élections a donc été confiée à la CNE avec pour président un responsable de la société civile en la personne d’Honoré Guié. A l’époque, il était président du Groupe d’études et de recherches sur la démocratie et le développement économique et social (Gerddes). Le scénario qui a fait suite aux contestations des résultats de la présidentielle de 2000 organisée par la CNE avec différents candidats qui s’autoproclamaient gagnants, a conduit les acteurs politique à donner un caractère indépendant à la Commission électorale d’où , la naissance de la Commissionélectorale indépendante (CEI) le 9 octobre 2001. L’institution est aujourd’hui dirigée par le magistrat hors hiérarchie Kuibiert-Coulibaly Ibrahime qui a été porté à la tête de la CEI au terme d’une élection tenue le lundi 23 septembre 2019.

Il a succédéau diplomate Youssouf Bakayoko qui avait passé 9 ans à la tête de la CEI Kuibiert-Coulibaly Ibrahime va donc présider aux missions de la CEI pour les six prochaines années. Selon le texte adopté mercredi 3 juillet 2020 en Conseil des ministres, la commission centrale de la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) est composée d’un représentant du chef de l’État, d’un autre du ministère de l’Intérieur, d’un du Conseil national de la magistrature, de six représentants de la société civile dont un avocat membre du Barreau, un représentant de lacommission nationale des droits de l’homme et quatre d’ONG , de trois représentants du parti au pouvoir et de trois autres pour les partis de l’opposition. Soit un total de 15 membres.Au terme de chaque scrutin ou de chaque référendum ou encore à l’issue de tout renouvellement de liste électorale, la Commission électorale indépendante présente au président de la République un rapport relatif aux opérations électorales ou référendaires.

Elle en adresse copie au président de l’Assemblée nationale, aux différents présidents des juridictions compétentes en matière électorale et au ministre de l’Intérieur. Le public peut également consulter ce rapport après proclamation officielle des résultats. Celui-ci estpublié au Journal Officiel de la République de Côte d’Ivoire.

La Commission Electorale Indépendante a mission primordiale reste d’organiser, sur la base des principes démocratiques et de libertés de l’individu, des élections crédibles tout en gardant uneposition neutre et impartiale par rapport aux autres institutions, aux candidats et aux électeurs.Stéphane Tahé

Cette publication a été produite avec le soutien financier de l’Union européenne. Son contenu relève de la seule responsabilité de Studio Mozaik et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union européenne.

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